19 juin 2026
Port-au-Prince, Haïti.- Alors qu’Haïti est plongée dans une crise sécuritaire et humanitaire aiguë, marquée par la violence des gangs et la multiplication des déplacés internes, le déplacement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aux États-Unis suscite de fortes interrogations.
Dans la nuit du 13 au 14 juin, une cinquantaine d’habitants de Waff Géremi auraient été exécutés à Cité Soleil, selon plusieurs sources locales. Malgré l’ampleur de ce drame, peu de communications officielles ont été faites sur les victimes, alors que le pays attend des réponses urgentes face à l’insécurité généralisée.
Parallèlement, la visite du secrétaire général des Nations Unies António Guterres en Haïti n’aurait pas débouché sur des engagements concrets nouveaux, renforçant un sentiment de stagnation diplomatique.
C’est dans ce contexte que des informations font état d’un déplacement présidentiel aux États-Unis lié à la Coupe du monde, accompagné d’une délégation importante et de dépenses jugées élevées : jet privé, per diem, hébergement de luxe et frais de mission estimés à plus de 4,5 millions de dollars américains.
Pour de nombreux observateurs, la question est désormais claire : comment justifier de telles dépenses publiques alors que la population fait face à des massacres, des déplacements massifs et une crise humanitaire persistante ?
Entre urgence nationale et voyages controversés, ce déplacement relance le débat sur les priorités réelles de l’État haïtien.
