Miami, Floride 23 juin 2026. – L’affaire impliquant l’homme d’affaires haïtien Dimitri Vorbe connaît un nouveau rebondissement après son transfert hors du centre de détention de Krome, en Floride, malgré une ordonnance d’un tribunal fédéral qui, selon ses avocats, interdisait son éloignement du district sud de la Floride.
Selon des informations rapportées par le Miami Herald, les avocats de Dimitri Vorbe ont déposé, le lundi 22 juin 2026, une requête d’urgence demandant aux responsables locaux de l’Immigration and Customs Enforcement (U.S. Immigration and Customs Enforcement) d’expliquer les raisons ayant motivé cette décision.
D’après la défense, ce transfert pourrait constituer une violation directe de l’ordonnance rendue par un juge fédéral, laquelle visait à empêcher le déplacement de leur client en dehors de la juridiction concernée pendant l’examen de son dossier.
Toutefois, les autorités américaines avancent une autre explication. Toujours selon le Miami Herald, Dimitri Vorbe ferait partie d’un groupe de détenus transférés du centre de détention de Krome en raison de risques liés aux importants incendies qui touchent actuellement certaines zones du sud-ouest de la Floride.
Les autorités locales ont récemment signalé que plus de 20 000 hectares de terrain ont été ravagés par les flammes, suscitant des préoccupations quant à la sécurité des infrastructures environnantes.
Interrogé par le journal, un porte-parole de l’ICE à Miami a refusé de commenter spécifiquement le cas de Dimitri Vorbe, tout en affirmant que « la santé et la sécurité des détenus demeurent une priorité ». Il a également précisé que plusieurs personnes détenues avaient été transférées vers d’autres centres à travers le pays pour des raisons de sécurité.
Une bataille judiciaire qui se poursuit
Ce nouvel épisode pourrait alimenter davantage le contentieux opposant les avocats de Dimitri Vorbe aux autorités américaines. La défense cherche désormais à déterminer si le transfert respecte les exigences fixées par la justice fédérale ou s’il constitue une entorse aux garanties accordées à leur client.
En attendant une réponse officielle des autorités migratoires, cette affaire continue de soulever des interrogations sur l’application des décisions judiciaires fédérales et sur les droits des personnes placées en détention administrative aux États-Unis.
